Une culture « contre » l’autre : les idées de l’éducation nouvelle solubles dans

André D. Robert

Resumo


Cet article entend revisiter l’opposition habituelle entre institution scolaire d’Etat et courant de l’éducation nouvelle, réputé plus soucieux de la formation complète de l’élève que de valorisation du seul savoir intellectuel. Sans s’interdire quelques regards hors des frontières de la France, il se propose d’étudier la question principalement dans le cas français au cours du XX° siècle et en la délimitant autour du problème de la démocratisation de l’accès aux différents types de savoirs. Ce qui sera considéré comme le plus intéressant, ce sont plutôt les zones floues, les points de recoupement éventuels, les frontières un peu indécises où les deux cultures éducatives et pédagogiques ont pu être amenées à se croiser, à se frotter l’une à l’autre au sein même de l’institution scolaire d’Etat, et également en la personne de certains pédagogues se réclamant de l’éducation nouvelle tout en ne refusant pas d’occuper des positions officielles (Gal, Monod, Meirieu par exemple). Il s’agira donc d’examiner, à travers quelques moments révélateurs, incluant la période tout à fait contemporaine (avec l’exemple des TPE, travaux personnels encadrés),  et à travers quelques unes de ces personnalités médiatrices (des passeurs) la manière dont les idées nouvelles ont pu questionner et faire évoluer l’école d’Etat et ses pratiques. En retour la question se pose de savoir si ces idées nouvelles ne s’affadissent pas aussitôt qu’elles entrent en contact avec l’institution, si elles ne sont pas finalement solubles en celle-ci, en perdant leur sens original, après avoir servi d’alibi.


Palavras-chave


Institution scolaire de l'État et l'éducation nouvelle; Cultures éducatives et pédagogiques; France XXe siècle

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DOI: https://doi.org/10.5585/dialogia.N25.7296

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